29 juillet 2008
"Eglantine & Anatole..."
Voilà des jours et des jours qu’elle ne pense qu’à lui, il
l’obsède, la possède.
Anatole est loin de se douter de tout ce qu’il éveille en
elle.
Elle espère qu’il s’en rendra compte. Ils se croisent si
souvent au bureau au cours de la journée.
Là-bas elle parvient à se maîtriser mais le soir, une fois
de retour chez elle, toutes ses pensées convergent vers lui.
Églantine les laisse la submerger avec délices.
C’est plus fort qu’elle, plus fort que tout…
Une irrépressible envie de caresses s’empare de son corps
tout entier et l’enflamme.
Elle chavire, s’abandonnant à ses fantasmes pour lui,
s’offrant elle-même les effleurements tant attendus, les caresses tant
désirées.
Lentement dans sa salle de bain elle se déshabille
entièrement puis se glisse sous sa douche.
Églantine laisse son corps se relaxer sous l’eau chaude,
elle se détend. Ses pensées s’égarent un peu plus encore. L’envie grandit, le
désir se fait plus pressant. Elle abandonne cette douce tiédeur, se sèche
légèrement et rejoint sa chambre sans attendre.
Là elle s’allonge nue sur son lit, lascive.
Sans en avoir conscience, du bout de ses doigts elle frôle
sa peau, redessine ses courbes.
Les frissons qui l’enserrent la rendent fébrile, une douce boule chaude semble s’épanouir en elle et grandir. C’est le plaisir qui prend vie.
A regret elle se lève, fait quelques pas dans la chambre. Elle ouvre un tiroir de la grande commode en chêne.
A l’intérieur, dans son bel écrin, se trouve l’un de ses
sextoys. Il est brillant, argenté comme les bijoux qu’elle affectionne. C’est
la raison pour laquelle elle l’a choisi.
Il est froid sous ses doigts mais elle sait très bien
qu’il sera rapidement chaud, très chaud.
Son antre humide le tempérera sans délai…
Elle reprend sa place sur le lit, s’installe
confortablement et le fait tout doucement glisser entre ses cuisses.
Plus lentement encore elle le fait passer entre ses
grandes lèvres. Églantine s’électrice au contact de l’objet de ses désirs, il
est froid, si froid. Le contraste est très excitant, elle bouillante, lui
glacé.
Elle fusionne avec l’objet en pensant à Anatole. Dans son
esprit il prend la place de cet objet sans vie. C’est alors lui qui la caresse,
lui qui se presse amoureusement à l’entrée de sa fleur qui s’ouvre, qui
s’offre.
Impatient, son clitoris se bande. Il darde fièrement,
fiévreusement. Il est dans l’attente du moindre contact, celui qui déclenchera
tant et tant de plaisir, tel une promesse sans nom.
Elle imagine Anatole qui guide son jouet, trouvant sans
mal les points les plus sensibles de son corps.
Il découvre ces endroits stratégiques, ceux susceptibles
de lui faire atteindre les sommets du plaisir. Un décollage orgasmique, voilà
ce qu’elle désire. Qu’il embarque avec elle pour ce voyage est son vœu le plus
cher.
Elle ne cesse pas ses attouchements, du bout des doigts
elle fait aller et venir le sextoy entre ses lèvres, sur son clitoris. Il
glisse et s’y faufile sans mal tant elle mouille abondamment.
Son imaginaire rend ses caresses encore plus
intenses ; il s’égare auprès d’Anatole qu’elle voit près d’elle, il
s’approche lentement, s’installe à ses côtés. Il l’embrasse avec une fougue
troublante, son désir monte d’un cran. Les mots qu’elle lui adresse brisent le
silence de la chambre, elle lui demande de lui caresser les seins, doucement
pour commencer, puis plus fermement en lui pinçant un peu ses tétons tout
durcis. Elle frémit et gémit alors qu’il s’exécute en lui offrant un regard des
plus coquins et très gourmand. Il semble la désirer ardemment. Églantine adore
faire cet effet aux hommes.
Ses doigts s’égarent au cœur de sa fleur, ils s’agitent. Elle perd tout contrôle d’elle-même et jouit dans un long râle. Les spasmes de son plaisir lui arrachent des gémissements. Elle crie son prénom en s’abandonnant.
Peu à peu elle reprend ses esprits et réalise qu’elle est
bel et bien seule dans sa chambre. Anatole n’était présent que dans ses rêves.
Fermant les yeux, basculant légèrement la tête en arrière,
d’une main qu’elle applique sur sa poitrine, elle calme les battements de son
cœur et reprend son souffle. De l’autre, elle poursuit tout lentement de
légères caresses à peine appuyées sur ses grandes lèvres afin de prolonger un
peu tout ce plaisir.
Elle le savoure, au maximum, sans complexe.
Voilà un moment d’après comme Églantine les aime. Même seule, chaque instant est précieux…
Texte déposé, Julie Geselle, Juin 2008![]()
Commentaires
Savoureuse ...
Eglantine et récit tout à fait délectable.
Les illustrations sont également très ... suggestives et composent avec les mots un ensemble de plus érotiques !
Merci beaucoup pour ce plaisir des sens ...
Instants
Oui, chaque instants est précieux... et si Anatole le savait... il ne pourrait être qu'aux côtés d'Eglantine et alors ce sont les caresses de ces deux personnages que nous lirions et non plus seulement les rêves de caresses que nous offre Eglantine.
sourire
On se retrouve ici
dans la position du voyeur....
Position qui n'est pas désagréable....
Il n'y a aucun mal à se faire du bien....
Bises conquises par ton écriture et les photos...
Quel plaisir...
de vous lire Julie!
C'est une amie à vous qui m'a transmit votre lien, peut être nous connaissons-nous dans la vie, j'avoue ne pas savoir mais qu'importe!
J'ai réellement aimé vos textes, votre style et les photos, même si à mon gout certaine sont plus sexuelle que sensuelle...mais là je parle pour moi
Bonne continuation et encore merci pour ces délicieux moments passés à vous lire
J-B de Lyon
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