14 mai 2008
57ème étage...
Je viens de débarquer à Paris pour un boulot, je ne
connais pas du tout cette ville. Je suis une fille de la campagne, naturelle,
sans manières mais tout cela m’effraie un peu ; quand je pense que j’ai un
peu la phobie des ascenseurs et que les bureaux dans lesquels je vais
travailler se trouvent au 57ème étage, j’en suis malade d’avance.
Cela ne fait que 3 semaines que je suis dans cette boîte, simple petite
secrétaire, mais au caractère bien trempé. J’ai, dès le premier jour je crois,
remarqué un homme, les yeux bleus, brun.
Il m’attire mais ne se doute de rien ; j’ai cette
facilité à observer les gens sans même qu’ils ne s’en rendent compte. Il
travaille au service informatique.
Ce que j’aimerais, c’est que mon PC tombe en panne un
de ses jours, mais sans que cela ne soit truqué ; je veux que la surprise
soit réelle, pour lui comme pour moi, c’est tellement plus intense.
En venant ici j’ai dû échanger toutes mes petites robes « sages&sexy »
contre des tailleurs plus "stricts" ; tout en gardant un brin de
sensualité dans mes choix pour eux.
Je suis aussi dans l’obligation d’attacher sagement ma longue chevelure brune.
Elle qui adore pourtant être entièrement libre de ses mouvements. Dommage,
c’est un atout charme, je ferai sans, mon sourire prendra un peu plus le
relais.
Je ne sais pas du tout s’il m’a lui aussi remarquée,
il ne m’a jamais parlé en tout cas. J’ai juste intercepté quelques regards vers
moi, sans même qu’il ne s’en rende compte.
Me voilà ce matin dans le hall pour me rendre au 57ème, pourvu qu’il y ait du
monde ; jamais je ne serais capable de monter seule là dedans moi !!
Mon petit brun aux yeux bleus du service info est à mes côtés, nous sommes
presque côte à côte dans l’ascenseur bondé de monde ce matin. A chaque étage ou
presque un arrêt, les personnes, toutes très strictes et peu souriantes
descendent au fur et à mesure. C’est fou comme dans cette ville les gens ne se
disent pas "bonjour" et "au revoir" en montant et
descendant ; chez moi c’est naturel, alors je continu, qu’importe !
Etrangement, plus l’ascenseur se vide et plus il est
proche de moi, moi de lui.
J’avoue avoir tenté discrètement de me rapprocher,
mais il a dû faire de même car là, la distance est minime et ce n’est pas
entièrement ma faute.
Des idées coquines me viennent en tête alors que nous
ne sommes qu’au 35ème étage, j’ai la sensation que cela fait déjà des heures
que je suis là.
Plus l’ascenseur se vide et plus il se rapproche de moi.
A chaque arrêt, il se colle plus fort encore. La
dernière personne encore présente avec nous dans la cabine descend au 53ème.
Nous voilà seuls à présent dans cette cabine qui monte au 57ème, encore
4 petits étages…
Ca fait un bon moment qu’il est tout contre moi, ses
intentions ne me laissent aucun doute. Il me plait tant que je me suis laissée
faire, tentant même de m’appuyer un peu plus tout contre lui ; je sens sa
hampe tendue contre mes fesses.
Je suis follement excitée. C’est un grand soulagement
quand il se décide enfin à appuyer sur ce bouton d’arrêt d’urgence. Ce même
bouton sur lequel je louche depuis un moment sans parvenir à me décider ;
il le fait pour moi, j’adore. Je sens mon nectar qui envahit peu à peu mon
string qui se fait humide.
Je réalise tout à coup que je suis dans un ascenseur, quel meilleur moyen pour
vaincre ses peurs que d’y ressentir du plaisir.
Il n’a pas bougé depuis l’arrêt de la cabine, un petit
Bip-bip se fait entendre, l’alarme sans doute, qu’importe. Je me retourne et me
love dans ses bras, lui disant ma peur mais pas mon trouble, saura t’il le ressentir ?
Ses bras m’enveloppent déjà. Il me dit de ne pas m’en faire, que ce n’est rien,
qu’il est là et que les secours vont arriver.
Une voix se fait entendre dans l’interphone de secours, nous disant de ne pas
paniquer. Elle nous explique qu’ils ont un problème et qu’il va nous falloir
patienter au minimum une heure avant qu’un agent ne parvienne jusqu’à nous.
- "OH...NON"
dis-je tout fort et le petit "Oh oui super je vais être seule avec
lui" est restée en moi... Il est visiblement aussi ravi que moi.
Nous restons un bon moment à nous regarder, sans dire un mot avant qu’il ne se
décide enfin à glisser sa main sur ma joue, ses lèvres se rapprochent. Hum ce
baiser qu’il m’offre enfin me fait perdre toute notion de peur, le désir qui
m’envahit toute entière est en train de prendre sa place.
Là, dans cet ascenseur en panne "provoquée", son regard m’a fait
chavirer, ce garçon me plait vraiment. Vous me plaisez vraiment, je me glisse à
présent dans le personnage car j’ai envie, envie de votre baiser, votre regard.
C’est comme si vous étiez parvenu à lire en moi, vous
vous êtes plongé dans mes yeux avec tant de douceur, tant d’émotion que j’en
reste sans voix ; heureusement qu’il y a cette force invisible qui nous
pousse un plus près l’un de l’autre à chaque instant.
Nous sommes comme deux aimants, attirés l’un par l’autre, sans plus aucun pouvoir de réaction ; vos lèvres se rapprochent encore un peu plus des miennes, plus rien n’existe autour de moi, de nous. Je suis là coincée dans cette cabine avec un homme qui me plait. Ses lèvres sont à moins de 5cmdes miennes. Quand enfin nous échangeons ce baiser, je ne touche plus "terre". Je suis emportée par la douceur et la passion de cet échange.
Vos mains, lentement, descendent de mes joues le long de mon cou et trouvent
refuge sur ma nuque, je frémis sous vos doigts.
Vous ne dites mots, pourtant je vous entends me crier
votre désir pour moi, cette envie plus forte que tout de me faire l’amour dans
cet ascenseur, sans plus nous soucier du reste du monde, juste nous deux dans
cette cabine.
![]()
Vous me plaquez avec force et douceur contre le miroir
sur le côté gauche, j’ai le souffle court. L’envie se fait plus présente, mon
ventre bouillonne, mes reins se cambrent, mon corps tout entier vous réclame. Je
n’ai qu’une envie, c’est de vous glisser à l’oreille ; "Viens, prends
moi, là, maintenant !"
J’aime la façon dont nos corps se parlent et s’enflamment, je n’ai plus aucune
peur dans cet ascenseur. Je ne pense plus qu’à vous, à notre plaisir ; la
façon dont vous me plaquez contre la paroi de la cabine m’excite au plus haut
point.
Je ne veux plus rien contrôler, j’ai envie de perdre la tête sous vos assauts et que vous me preniez là, maintenant, avec force et passion !
Votre hampe qui durcit sous mes doigts me tente trop. Vous voilà enfin libéré
de votre pantalon. Je vous caresse un instant, vous frémissez. Votre réplique ne se fait pas
attendre, je sens déjà vos doigts qui écartent mon string très humide. Ils
s’introduisent dans ma petite fleur impatiente. J’ai envie, trop envie de vous
sentir en moi…
- "Prends-moi fort.."
A ces mots, vous me soulevez puis me calez contre la
barre d’appui, j’y dépose chacune de mes mains pour maintenir cet équilibre
incertain. La position est risquée mais qu’importe. Je gémis d’un plaisir
foudroyant quand enfin vous me pénétrez, brusquement, fermement, cela m’excite
encore davantage.
Je savais bien que dans cet ascenseur, ces trois petits mots auraient beaucoup
d’effet sur vous, je l’espérais en tout cas. Vos coups de reins me malmènent… J’y
prends plaisir, vos mains me maintiennent très bien, je sens l’orgasme qui
monte en moi ; mon ventre se tend, mon dos se cambre un peu plus, mes jambes
s’ouvrent autant que possible.
Je tente du mieux que je peux de contracter ma petite
fleur afin que votre hampe soit la plus prisonnière possible. Je voudrais que
les sensations soient plus fortes pour que nous jouissions ensemble, d’un seul
souffle, le plus longtemps possible...
Une petite alarme se fait entendre, je sors de ma léthargie.
Vous me dites que nous sommes au 57ème, votre sourire est complice, tout ceci n’était donc qu’un rêve, délicieux et jouissif ; mais je crois que vous avez fait le même. Vivement une panne en fin de compte !
Commentaires
Ascension.....
trés agréable qui réchauffe ces petites cages froides....
Jolie montée, joli récit, joli voyage tout simplement.
J'aime bien me perdre dans l'escalier certaines fois...et puis ça a au moins le mérite de raffermir les fesses ! :-)
Au plaisir
L'Ero
Fantasme ou réalité
en tout cas, c'est merveilleusement écrit et très joliment illustré par des photos à couper le souffle.
Bises audacieuses
Ah ces provinciales, des rêves plein la tête !
sourires
et un récit entre filles ?
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