13 juin 2007
Alicia dans un wagon du Puerta Del Sol...
19h55, gare d Austerlitz, je dois me rendre à Madrid, sur mon billet il est noté voiture n°7 sur le Puerta Del Sol, sur le coup cela me fait penser aux Portes du Soleil mais je ne suis pas certaine de la traduction, ne connaissant pas cette petite langue là.
Je souris aussi en pensant que le nom de ce compartiment se complète parfaitement avec mon tempérament, signe du destin, ce voyage va sans doute me réserver des surprises agréables. J’ai juste le temps d’arriver jusqu’à la bonne voiture, presque en courant, je suis essoufflée, décoiffée et j’ai les pieds douloureux, mais bon, mes petits escarpins vont si bien avec ce pantalon, ils accentuent ma démarche sensuelle et me donne plus de confiance en moi...
C’est là que je te vois à travers la vitre, près à refermer
la porte, j’ai à peine le temps de te glisser un « je voyage ici »
accompagné de mon plus beau sourire, charmant et charmeur, nul besoin de me
forcer, tu es de ce type d’homme qui me plait au premier regard, tu portes un
long manteau de cuir noir qui te donne une allure follement sexy, l’air de rien
je te dévore des yeux, voilà, tu es un homme qui me plait et je vais voyager
avec toi !
En passant à tes côtés je reconnais tout de suite ce parfum,
ton parfum, Fahrenheit de Christian Dior, il fait très « mâle»… tu le
portes à merveille !
C’est un réel plaisir, je sens un souffle de désir m’envahir, c’est avec grand enthousiasme que j’accepte ton aide pour monter ma valise dans le petit box, vu ma tenue c’est préférable, mon petit haut ne résisterait pas longtemps si je devais lever les bras pourla hisser. Je n'avais pas pensé à ça en choisissant ma tenue tout à l’heure. Tout comme je n’avais pas pensé qu’il y aurait éventuellement une personne (toi !) en face de moi… ma poitrine se dévoile un peu trop dans ce décolleté, joli col V, tant pis puisqu’il me plait à moi, autant en jouer.
Ta voix me trouble mais je ne laisse rien transparaître.
Je m’installe tranquillement en face de toi, dans la
précipitation de mon départ, je n’ai pas
pensé à prendre un livre pour passer le temps. Il ne me reste plus qu’à
observer, je dois dire que j’ai une vue charmante sur un homme, cette vision
est des plus agréables, tu dois avoir dans les 35-40 ans tout au plus, tu portes
des lunettes aux verres teintés qui ne me permettent pas de voir la couleur de
tes yeux alors j’imagine ton regard, je le désire doux et charmeur ce regard.
Il est maintenant 20h35, le train part enfin, tu es plongé,
enfin en apparence seulement, dans un magazine spécialisé d’Architecture, un de
ceux qui ne circulent qu’en interne, je t’imagine donc Architecte, créateur
dans l’âme, mon esprit s’égare un peu
plus, sans que je ne puisse rien y faire. Je crois qu’il en est de même pour
toi… Tu n’as toujours pas tourné une seule page à ton livre depuis notre
arrivée.
Je te trouble peut être ?
Ca me plait de le croire en tout cas, je pense que tu ne te
rends même pas compte que je t’observe, j’imagine que tu me crois en train
d’observer les paysages qui défilent, pourtant il n’en est rien, les hommes ont
bien du mal parfois à savoir décoder le regard d’une femme, dommage pour toi.
Et moi qui suis là, à t’observer avec pour seule envie de
venir prendre place sur tes genoux, de goutter tes lèvres, les découvrir, les
apprendre pour mieux te donner du plaisir, j’en serais bien capable, je
n’attends qu’un regard pour venir prendre possession de toi, de ton corps. Je
t’imagine assez musclé, j’en suis même certaine, tu dois prendre soin de ton
corps… Voilà mon esprit qui s’égare encore, imaginant ton torse doux, ton sexe,
presque entièrement rasé, je suis toute à la passion qui m’anime quand tu te
lèves.
Pendant un instant j’espère que c’est pour venir vers moi,
mais non, tu quittes le compartiment pour aller manger me dis-tu.
Je me retrouve donc seule, tu aurais tout de même pu
m’inviter à t’accompagner, décidément, je ne dois pas te plaire, à tel point
que tu me fuis. C’est assez frustrant, mais il en faut plus que ça pour me décourager car tu me plais vraiment, mes
fantasmes, je crois que tu les représentes bien. Tu parviendrais sans mal à me
combler, j’en suis certaine.
Je n’ai pas sommeil, pas faim non plus, enfin pas de
nourriture terrestre, je prends mon courage à deux mains, j’y ajoute un soupçon
de culot et me décide à te rejoindre dans le wagon restaurant.
Tu ne m’as pas vu arriver avec mon plateau, tu es tout à ton
repas. Tu sursautes quand je te demande si je peux m’asseoir en face de toi,
ton regard semble perdu, comme déstabilisé… Tu ne me réponds rien, c’est à cet
instant précis que je le sais, que je le sens, je te trouble et pas qu’un peu!
Je fais mine de partir et tu te ravises aussitôt en te
présentant timidement, m’invitant à prendre place, tu t’appelles Antoine,
j’aime bien ce prénom, je te glisse doucement le mien, « Alicia » en t’offrant
mon sourire.
Je ne me souviens plus de ce que j’ai mangé ce soir là, nous
avons converser de tout et de rien presque naturellement, comme de vieilles
connaissances, j’aime ce type de contact, ce feeling qui se fait naturellement
entre deux personnes, ta voix m’envoûte petit à petit, je souris, je ris, je
suis bien.
Nous réglons nos plateaux repas. Tout naturellement tu me
laisses passer devant toi dans le couloir pour rejoindre notre compartiment, je
sens ton regard sur moi. Tu observes mes formes, les mouvements de mon corps,
mes longs cheveux bruns qui dansent sur mes épaules, j’aimerais savoir ce que
tu penses à l instant, était-ce vraiment par galanterie que tu m’as laissé
passé devant toi ou bien désirais-tu pouvoir me regarder, m’observer sans que
je ne te voie ?
Une fois dans le compartiment, sans un mot, nous nous
mettons sagement à préparer nos couchettes respectives pour la nuit. Il est
temps de dormir, pourtant je n’ai toujours pas sommeil, ce que j’aimerais,
c’est que sans même me poser la question tu me prennes dans tes bras. Que tu me
plaques contre la porte de ce compartiment en m’embrassant avec fougue, j’ai la sensation d’être obsédée par toi, de
ne plus penser qu’à faire l’amour avec toi, une vraie chienne en chaleur comme
dirait certain.
Je crois que je vais devoir provoquer un peu les choses avec
toi, tenter une approche. Sous mes airs sages, très sages se cache une
véritable petite coquine qui ne demande qu’à te découvrir. Alors, l’air de rien,
je viens tout légèrement me heurter contre toi en préparant mon lit… Une fois..deux
fois, puis tu commences à saisir le message et fais de même.
Frôlements sages et sensuels qui commencent à m’enflammer,
c’est ce moment que choisit le contrôleur pour vérifier nos billets, son entrée
nous fait rire, il n’est pas idiot et comprend vite ce qui est en train de se
passer, il doit même en avoir l’habitude!
Dès son départ je n’ai plus qu’une idée en tête, je n’en
peux plus de ce petit jeu, j’ai très envie de toi, l’impatience me gagne, je te
regarde, te souris, tu es près à dire un mot, mais mon doigt se glisse sur tes
lèvres pour te faire taire, mes lèvres viennent prendre sa place pour t’offrir
un baiser.
Notre tout premier baiser, d’abord timide, prend vite confiance
et nos langues osent, se lâchent… Elles expriment enfin leurs désirs, tes bras
viennent m’enlacer, tes mains cherchent mes fesses et me pressent tout contre
toi, plus rien ne compte autour de nous, nous voilà seul au monde dans ce
compartiment, les vêtements volent et s’éparpillent sur le sol.
Tu butines agréablement mon corps, mes seins se sont durcit
sous tes assauts, mais j’ai envie de te faire goutter à ma petite fleur avant
que tu n’ailles plus loin, envie que tu la lèches avec plaisir, que tu en
ouvres chaque pétales une à une, comme une boite que tu ouvres avec impatience
pour chaque fois en trouver une nouvelle, juste un peu plus petite à
l’intérieur, sans cesse une nouvelle découverte. Toujours une surprise de
trouver plus et plus intense. Une sorte de magie s’est installée là entre nous,
j’aimerais qu’elle dure toujours, suspendue à nos rêves et nos désirs.
Mes mains te guident vers mon pubis, mon bassin bascule vers
toi, tu comprends vite le message et ta langue commence à s’insinuer, sans
retenue aucune, tout d’abord entre mes grandes lèvres.
Toujours émerveillée, je me laisse aller sous la chaleur de
ta langue douce, qui glisse maintenant entre mes petites lèvres, mes
gémissements se font plus fort, tes coups de langues plus précis et plus
rapides, nos souffles ne font plus qu’un, j’aime m’offrir à toi de la sorte,
bel inconnu du Puerta Del Sol.
Tes mains fines comme celle d’un pianiste n’ont pas cessé de
me caresser. Elles viennent rejoindre ta langue, tu es un homme doux, tout ce
plaisir m’a presque fait oublié que je ne suis pas seule dans la vie. J’ai un
homme qui me comble, pourtant me voilà là, dans ce wagon en train de savourer
le merveilleux cunnilingus que tu m’offres, magnifique désert, la nuit ne fait
que commencer, je sens que le sommeil n’est pas prêt de nous emporter avec lui
cher Antoine.
Mon nectar inonde tes doigts, ta bouche s’en abreuve, ta
langue se fait dure et vient, l’air de rien, titiller mon clitoris impatient,
tu joues un peu avec.
Tes doigts et ta langue abandonnent ma fleur et remontent
les longs de mon corps, tu me mordilles les seins au passage, tes lèvres
s’attardent au creux de mon cou, très sensible, je ne cesse de frissonner, mon
corps est brûlant, d’envie, de désir…il te veut toi et aucun autre, bien malgré
moi un lien étrange est en train de se créer entre nous, je crois que tu le
sens aussi, cette complicité est rare pour deux inconnus, nous étions peu être
fait pour nous rencontrer, nos corps se cherchaient sans doute depuis
longtemps, il n’y a qu’à voir l’accord parfait de nos gestes, de nos désirs,
c’était écrit, pourtant je ne crois pas à ce genre de chose.
Nous n’avons pas encore fait l’amour et j’ai déjà envie de
te dire que je désire te revoir après ce voyage, que nous ne pouvons pas en
rester là, que mon corps à faim du tien, que je suis liée à toi, sans le
vouloir, sans le contrôler.
Je ne m’en suis même pas rendue compte, mais tu m’as faite
basculer sur une des deux couchettes, je suis si absorbée par tout ce plaisir
que je n’y avais pas prêté attention, je me retrouve toute à ta merci, nue sur
ce lit et ça m’excite encore davantage.
Mes mains te découvrent, comme je l’avais imaginé tu es
musclé, tu as très peu de poil, j’adore sentir cette douceur sous mes mains qui
ont pris possession de ton dos. Elles glissent maintenant vers tes fesses que
je sais d’avance musclées. A cet instant tu décides de redescendre vers ma
petite fleur, tu glisses ta langue le long de mon cou, entre mes seins
fièrement dressés, sur mon ventre, tes mains me caressent l’intérieur des
cuisses puis viennent se placer sous mes fesses pour me soulever, tu portes à
nouveau ma fleur à tes lèvres.
C’est avec un brin d’agacement que je te sens t’égarer sur
mes cuisses alors que je n’ai qu’une envie c’est sentir ta langue, douce langue
laper avec désir ma chatte qui ruisselle d’envie de toi. Tu as sans doute le
désir de m’entendre te supplier de venir combler mes envies, ou bien que mes
mains te guide avec force et douceur à venir enfin prendre ma fleur, me
butiner, c’est vrai, c’est de ça dont j’ai envie, pourtant je me retiens de
parler ou d’agir, seul mon corps trahit mes désirs, c’est lui qui se cambre
pour venir à ta rencontre. Moi, je te repousse intérieurement, je souhaite que
cela soit toi qui succombes en premier. Que tu viennes sans plus pouvoir te
contrôler me lécher, me sucer, libérer mon clitoris, le titiller et le faire
enfin exploser pour un orgasme dévastateur qui me laissera le souffle coupé.
J’avoue que je pensais que tu me laisserais dans
l’impatience plus longtemps, mais voilà ta langue qui prend le contrôle, qui me
procure un plaisir inouï, grandiose, un orgasme m’emporte avec une rare
intensité sous ta langue experte.
Ta hampe est pleine d’envies, des envies que je désire
assouvir, je te guide sans un mot pour que tu viennes me prendre, là, sur cette
couchette de train.
Ton sexe a vite fait de trouver le chemin, je suis si
excitée que tu me pénètres sans aucune difficulté, je sens mon ventre qui
t’accueille avec plaisir, mes chairs se dilatent sous tes assauts et épousent
les formes de ta queue, ma fleur t’aspire, c’est un délice de te sentir aller
et venir en moi de la sorte, j’aimerais que cela ne cesse jamais, mes
gémissements sont de plus en plus bruyants. Tu me maintiens dans cet état semi
orgasmique pendant de longues minutes, je suis d’ailleurs incapable de te dire
si oui ou non j’ai jouit durant tout ce temps, mais si c’est le cas, alors
c’est bien la première fois qu un homme me met dans cet état là.
La jouissance monte en toi. Elle te prend les reins.
Je te sens frémir, ton sexe en moi change, dans un long râle
tu jouis, je sens ta semence qui gicle dans mon ventre, c’est délicieux, un
orgasme me terrasse à mon tour, je suis bien, ma jouissance est longue, tu es
un véritable magicien toi tu sais !
Je m’assoupis un instant, mais tu n’en a pas finit avec moi,
tu es déjà en train de te faufiler entre mes cuisses pour venir recueillir ce
qui t’appartient un peu en fin de compte, sans que j’ai le temps de réagir tu
es déjà en train de caresser une fois encore mon clitoris toujours gonflé par
tant de jouissance.
Ce coquin là est gourmand et il te laisse jouer un peu plus avec lui, moi je ne peux qu’accepter, tu t’y prends si bien que mon bouton d’amour fond sous ta langue, tu lui infliges des caresses comme jamais il n’en a reçu, un nouvel orgasme va m’emporter, tu es merveilleux, des mots jaillissent de ma bouche, je te dit que j’aimerais te revoir, mais est ce que je le pense vraiment ?? C’est tout ce plaisir que tu m’offres qui me fait perdre la tête.
L’orgasme s’empare de moi, m’aspire et me chavire une fois
encore, je suis dans le brouillard mais je sens tout de même tes bras tendres
qui viennent prendre mon corps tout contre le tien, me berçant un instant.
Cher Antoine, vous avez su m’apprivoiser et nous nous
endormons finalement dans les bras l’un de l’autre, presque avec complicité,
mon corps épouse le tien si naturellement.
La nuit que tu m’as offerte était magnifique, je me sens
presque triste en pensant que je ne te reverrais sans doute jamais, que nous
allons nous quitter sur le quai de la gare au petit matin.
A mon réveil, tu n’es plus lové contre moi dans la
couchette, je ne t’ai même pas entendu te lever. La déception m’envahit, si
tout cela n’avait été qu’un rêve? Le fruit de mon imagination, mais pourtant
non, il y a un plateau de petit déjeuner posé juste là et une enveloppe avec
mon prénom dessus. Je me sens soulagée, je me redresse légèrement sur cette
couchette pour me saisir de tes mots, je fais durer l’attente, ouvrant
lentement et avec délicatesse la missive que tu m’as laissé.
Tes mots me disent tout le plaisir que tu as eu lors de
cette rencontre et qu’il te serait trop douloureux de me dire adieu, que tu
t’en excuses, qu’il ne faut pas que je t’en veuilles, que tu ne t’en sens pas
la force. Tu as ressentit un sentiment très fort, bien au-delà du simple désir,
tout aussi fort qu’il ait été.
Tu me laisses aussi l’adresse de ton cabinet d’Architecte
avec un numéro de portable où je peux te joindre quand je le souhaite, tu me laisses le choix
des armes me dis-tu, à moi de choisir si je veux ou non que l’on se revoit.
A cette lecture mon visage s’illumine, je rayonne, je souris
et je me dis que l’aventure ne fait que commencer. Mon séjour à Madrid ne doit durer que 5 jours, alors d’ici à
mon retour, qui sait ce que mon cœur va me faire faire ?
Commentaires
C'est un plaisir :)
Bonjour Julie...sympa ce pseudo qui tu as choisit
Tu sais, nous sommes heureux que tu ai enfin décidé de franchir le pas en nous permettant de venir découvrir tes textes....
L'anonymat est sans doute une bonne option, cela ne doit pas être évident pour toi d'ouvrir la porte de son jardin secret à ton entourage
Félicitations et merci pour cette découverte de "toi" sous un autre jour, tes textes sont envoutants...
Un mail pour toi partira très bientot
Nous t'embrassons tout les deux
ps: et vivement de nouveaux textes!!
Tel un songe
Il y a ... Parfois...
Des envies de voyage après avoir vu un magazine...Il y a parfois...
Pas besoin de magazines... Juste une lecture qui nous fait rêver...
Le quai de la gare nous attend... Pourvu que le voyage soit long...
A toi de nous faire préférer le train...
Jolie invitation au voyage...comme dans un reve!!!!
J'ai toujours aimé le train pour toutes ces idées qui me parcourent l'esprit, je ne suis donc pas le seul?! Je me reconnais dans ce récit par le fait de cette "réalité", cette séparation forcée lorsque l'on vient de passer un moment où l'on ne fait plus qu'un. Cette dure réalité... Merci.
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